Mort de Maurice G. DANTEC. Hommage





Chacun y va de son RIP et de son fait d’armes à propos du décès tragique (mais peu surprenant) du grand virtuose littéraire qu’était Maurice G. Dantec. J’ai l'insigne honneur de partager des instants avec lui en 1999 lors de la sortie de Babylon Babies pour une interview pour le compte de Furia. Un après-midi dans un appartement de Paris, celui d’amis qui l’hébergeaient pendant sa promo depuis qu’il était parti au Canada quelques temps plus tôt, suivi d’un concert avec Richard Pinhas, quelques mots, un joint ou deux, des bières, et un album d’Aphex Twin en avant-première que mon ami et collègue Nico avait sur lui au moment où nous lui posions nos questions. Il avait sa barbe bordélique, une voix de baroudeur… Que dire ? C’était un immense écrivain à mes yeux et j’ai connu un homme simple, intelligent, drôle, très barge aussi. J’avais pris mes distances ensuite, avec son revirement bushisto-catho fait de bric et de broc. Trop de substances, de spiritualité chaotique, de revirements réactionnaires frisant l’absurdité. C’est avec ses démêlés avec son ex-agent (qui m’avait approché en 2008-2009) que j’ai repris un petit peu le chemin de ses écrits, ses nouveaux travaux… son retour… et puis sa mort. 

Le meilleur hommage à lui rendre, c’est de lire ses livres. Lire ses livres. Lire. Et surtout lire ses livres. Pas lire des trucs sur Dantec, mais lire ses livres. Lire. Lire…

P.S. : mais j’y pense… Qu’est-ce qu’on en a à foutre de mon hommage à Maurice G. Dantec ?

Commentaires

Articles les plus consultés